On va tous mourir. Un jour du moins, c’est une évidence absolue. La grande majorité des êtres qui ont peuplé cette planète sont morts. Nous ne sommes qu’une infime poignée de survivants.
Rassurons-nous, le nucléaire, le réchauffement climatique, la surpopulation mondiale, la pollution, la surconsommation, les tempêtes, les pesticides, la crise financière, les tsunamis, les maladies, etc. ne devraient pas tarder à abréger nos souffrances. Ceci dit, pendant le peu de temps qu’il nous reste à vivre, il serait souhaitable que tous les oiseaux de mauvais augure nous foutent un peu la paix. Parce que de toute façon on est foutu alors au moins on aimerait vivre nos derniers instants tranquille. Viendrait-il à l’idée d’un médecin face à un patient en phase terminale d’aller l’emmerder parce qu’il mange trop gras (trop salé, trop sucré) ? Pourrait-on refuser la dernière cigarette d’un condamné à mort sous prétexte que c’est cancérigène ?
C’est vrai qu’à force d’entendre toujours les mêmes discours soit on développe une sorte de carapace, soit on vit dans la peur et dans l’angoisse.
Moi je suis angoissé sous ma carapace.
Parfois pris d’un élan d’optimisme, je me plais à penser que tout n’est pas foutu et qu’en modifiant nos comportement, on pourrait enrayer le mécanisme et rendre la terre plus belle (ce qui est absolument idiot puisque je le rappelle on est foutu). Alors je fais du vélo et j’achète « bio ».
Dans les magasins bio les vendeurs sont détendus. A croire que les pesticides rendent les gens cons et stressés. Ils sont presque plus détendus que dans les magasins de guitare, sauf qu’ils ne tutoient pas les clients. Le bio fait rester poli.
Dans les magasins bio les clients sont des Bobos. Tous. Sauf peut-être une vielle hippie sur le retour. Même si on n’est pas Bobo avant d’y entrer on le devient dès la porte franchie.
Une fois qu’on sort du magasin (avec des tisanes, du miel, du jus de carotte, le la canneberge séchée ou autre chose totalement inutile) on se sent aussi bien qu’en sortant d’un « nature et découverte ». L’esprit léger on s’imagine avoir commis une bonne action. On respire mieux. On est détendu, plus lent, plus calme comme si l’on venait de faire du yoga, de lire le dernier bouquin du dalai lama. Le chant des oiseaux est plus doux. On se sent en osmose avec la terre- mère. Ommmmmmmm.
On achète pourtant ses produits quasiment deux fois plus cher qu’ailleurs. On achète même des trucs que nulle part ailleurs on achèterait (je pense que ceci est du à la boboisation).
Il existe 50 labels bios. Il est en réalité assez difficile de se retrouver dans l’enfer de la législation (ou de ses manquements). De plus en plus d’infractions ont été constatés par la DGCCRF auprès de professionnels du « bio ». De plus agriculture bio ne veut pas forcement dire agriculture de proximité. Le bilan-carbone n’est pas toujours bon dans le bio.
Et puis on trouve de tout dans le bio. Des pneus aux sex toys. Les seuls trucs qu’on ne trouve pas encore se sont des instruments bio (si l'on excepte ça). Faudrait exploiter le filon…
Enfin si on ne meurt pas tous avant.
Yes!! Par contre, tu as bidouillé quoi dans ton blog? Genre tu as publié ce billet le 26 avril (alors qu'on sait tous que c'est du bidon)?
RépondreSupprimerbah non ça date bien du 26 avril!!!
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