lundi 6 juin 2011

Malade


Je déteste raconter ma vie. D’une part parce qu’elle n’est pas plus intéressante qu’une autre vie. Ni moins intéressante d’ailleurs. C’est juste ma vie à moi. Pour la connaitre il faut devenir mon ami. Et encore…

Cependant, vu que j’ai eu en tout et pour tout 3 visites sur ce blog (sans doute parce que poster un message par mois ne fidélise pas assez), je pourrai raconter tout un tas de trucs super intimes que ça ne changerai pas grand-chose.

Non je ne dirai rien sur cette pute de maladie à la con, je ne me plaindrai pas non plus. Pas la peine de sombrer dans un pathos affreux, où vous me plaindriez et où je me complairais à me faire plaindre.  Ou encore pire vous pourriez minimiser mon truc en disant que vous avez pire que moi. Ce n’est pas un concours.
Je m’interroge pourtant. Sur le sens des maladies. Enfin sur l’utilité leur existence …

Dans une hypothèse, Dieu (ou un autre) aurait créé le ciel, la terre, les plantes, les animaux puis l’homme et enfin la femme (ce qui placerait la femme comme étant le plus haut niveau de la création, détail qui m’a toujours fait douter de la véracité de cette théorie). Enfin Dieu est bon. C’est sur il a créé les crocodiles, les requins, les cloportes et tout un tas de bestioles inutiles, mais au final elles ne causent pas trop de dégâts.  En revanche les maladies sont soit dues à des microbes (virus, bactéries) donc crées par Dieu lui-même, soit dues à des dysfonctionnements de la vie (malformation, maladie auto-immune).  Dans cette théorie, Dieu aurait donc créé des machins capables de détruire ses créations, ou pire aurait créé de manière imparfaite.  Je suppose que Dieu serait un être infaillible et parfait, ça pose donc un sérieux paradoxe…
Alors OK, il reste la possibilité d’une épreuve pour nous rendre meilleurs. Ou encore la possibilité que toutes les créations ne soient pas le fait d’un seul et même être, d’où les concurrences. Et puis les voies du Seigneur sont impénétrables, alors clôturons là cette hypothèse.

D'autre part, selon les scientifiques, la vie serait apparue un jour (pouf, comme ça) puis elle aurait évolué. Bon ok l’évolution n’est pas infaillible. Mais c’est quand même drôlement con dans ce cas là de chopper des saloperies, puisque le moindre petit virus, la moindre petite amibe est notre cousine éloignée. Prendre des médicaments reviens à assassiner sa propre famille.
Enfin c’est bien nul dans tous les cas.

mardi 26 avril 2011

Bio manne


On va tous mourir. Un jour du moins, c’est une évidence absolue. La grande majorité des êtres qui ont peuplé cette planète sont morts.  Nous ne sommes qu’une infime poignée de survivants. 

Rassurons-nous, le nucléaire, le réchauffement climatique, la surpopulation mondiale, la pollution, la surconsommation, les tempêtes, les pesticides, la crise financière, les tsunamis, les maladies, etc. ne devraient pas tarder à abréger nos souffrances. Ceci dit, pendant le peu de temps qu’il nous reste à vivre, il serait souhaitable que tous les oiseaux de mauvais augure nous foutent un peu la paix. Parce que de toute façon on est foutu alors au moins on aimerait vivre nos derniers instants tranquille. Viendrait-il à l’idée d’un médecin face à un patient en phase terminale  d’aller l’emmerder parce qu’il mange trop gras (trop salé, trop sucré) ? Pourrait-on refuser la dernière cigarette d’un condamné à mort sous prétexte que c’est cancérigène ?
C’est vrai qu’à force d’entendre toujours les mêmes discours soit on développe une sorte de carapace, soit on vit dans la peur et dans l’angoisse. 

Moi je suis angoissé sous ma carapace.

Parfois pris d’un élan d’optimisme, je me plais à penser que tout n’est pas foutu et qu’en modifiant nos comportement, on pourrait enrayer le mécanisme et rendre la terre plus belle (ce qui est absolument idiot puisque je le rappelle on est foutu). Alors je fais du vélo et j’achète « bio ».

Dans les magasins bio les vendeurs sont détendus. A croire que les pesticides rendent les gens cons et stressés. Ils sont presque plus détendus que dans les magasins de guitare, sauf qu’ils ne tutoient pas les clients. Le bio fait rester poli.

Dans les magasins bio les clients sont des Bobos. Tous. Sauf peut-être une vielle hippie sur le retour. Même si on n’est pas Bobo avant d’y entrer on le devient dès la porte franchie. 

Une fois qu’on sort du magasin (avec des tisanes, du miel, du jus de carotte, le la canneberge séchée ou autre chose totalement inutile) on se sent aussi bien qu’en sortant d’un « nature et découverte ». L’esprit léger on s’imagine avoir commis une bonne action. On respire mieux. On est détendu, plus lent, plus calme comme si l’on venait de faire du yoga, de lire le dernier bouquin du dalai lama. Le chant des oiseaux est plus doux. On se sent en osmose avec la terre- mère. Ommmmmmmm.

On achète pourtant ses produits quasiment deux fois plus cher qu’ailleurs. On achète même des trucs que nulle part ailleurs on achèterait (je pense que ceci est du à la boboisation).
Il existe 50 labels bios.  Il est en réalité assez difficile de se retrouver dans l’enfer de la législation (ou de ses manquements). De plus en plus d’infractions ont été constatés par la DGCCRF auprès de professionnels du « bio ».  De plus agriculture bio ne veut pas forcement dire agriculture de proximité. Le bilan-carbone n’est pas toujours bon dans le bio. 

Et puis on trouve de tout dans le bio. Des pneus aux sex toys. Les seuls trucs qu’on ne trouve pas encore se sont des instruments bio (si l'on excepte ça). Faudrait exploiter le filon…

Enfin si on ne meurt pas tous avant.

L'antiblog

Ma sœur a un blog.

Un vrai. Rien à voir avec ce truc idiot que je tente de faire, non, un blog qu’elle met à jour régulièrement avec des messages variés et vachement bien écrit. 
Pour l’embêter je lui dis parfois que ça fait un peu journaliste de chez Cosmopolitan ou Biba, mais c’est juste pour qu’elle ne prenne pas trop la grosse tête. Et puis ça fait bien d’apporter une critique même si on n’est pas foutu de faire le tiers du quart du même boulot. 
On  rentre dans un rapport d’égal à égal sans avoir à lever  le petit doigt. Pratiques donc, ces petites réflexions mesquines et viles que l’on peut sortir de temps en temps. Blessantes, sans doute, mais il s’agit d’un dommage collatéral dans la compétition qu’il peut exister entre frère et sœur. Ou alors c’est une sorte de sadisme. Gnark gnark.

C’est certain, créer un « antiblog »me direz-vous (ou pas) continue cette logique absurde de destruction systématique du travail de l’autre afin de se mettre en valeur.  Se poser en s’opposant  comme disait Hegel (j’étais nul en philo, mais wikipédia c’est pratique.), en somme. Et bien non. Enfin pas tout à fait.

D’abord je ne cherche pas à m’opposer à ma sœur. Ni à son blog. Ça serait quand même navrant de n’utiliser l’antiblog que pour reprendre ses articles pour les contredire.  En plus d’être super lourd à écrire (et à lire, mais bon ça je me fais pas d’illusions) ça préfigurerait des réunions familiales tendues.  

Ensuite, écrire moi aussi me permettra sans doute de comprendre la complexité de la chose. Donc de ne plus faire de critiques navrantes et faciles. Ou moins.

Là par exemple, après avoir séché une demi heure devant mon ordi en me demandant bien ce que j’allais pouvoir ajouter, je réalise que tout ne coule pas tout seul et que c’est super difficile (remarque ça doit être difficile aussi d’être journaliste pour Biba ou cosmopolitan).